La rupture spectaculaire entre Donald Trump et Elon Musk

La relation entre Donald Trump et Elon Musk a pris un tournant spectaculaire et public le 5 juin 2025. Après une période de collaboration, les deux hommes se sont violemment opposés sur les réseaux sociaux. Trump a qualifié Musk de « fou », tandis que Musk a accusé Trump d’ »ingratitude« . Le conflit semble avoir été déclenché par un méga-projet de loi budgétaire proposé par Trump, que Musk a vivement critiqué. En réponse, Trump a menacé d’annuler les subventions et contrats gouvernementaux liés aux entreprises de Musk, notamment Tesla et SpaceX. Musk a répliqué en annonçant que SpaceX allait mettre hors service son vaisseau spatial Dragon, utilisé par la NASA pour transporter des astronautes vers la Station spatiale internationale, avant de revenir sur cette décision quelques heures plus tard. Cette querelle a eu des conséquences économiques immédiates : l’action Tesla a chuté de plus de 14 %, entraînant une perte de 150 milliards de dollars en valorisation. La NASA et le Pentagone pourraient également être affectés si les tensions persistent, étant donné leur forte dépendance aux services de SpaceX. Un retournement de situation est-il possible ? Certains évoquent la possibilité d’un coup de fil entre les deux hommes pour apaiser la situation. L’étincelle : critique du « One Big Beautiful Bill Act » Eruption : échange enflammé Répercussions financières Retour à la raison ? Où en est-on ? Aspect État actuel Relations personnelles Température retombée, mais confiance ébranlée Affaires & contrats Musk conserve ses contrats gouvernementaux (Starlink toujours utilisé à la Maison-Blanche) Marchés / Stocks L’action Tesla s’est partiellement redressée, paix fragile En résumé Cette confrontation, rare en son genre entre un ex-président et un patron de la tech, illustre à la fois la porosité entre politique et business, et la fragilité des alliances quand intérêts publics et privés s’entremêlent.

Mort du pape François

C’est avec une grande tristesse que le monde apprit par une annonce du Vatican, le décès du pape François le lundi 21 avril à l’âge de 88 ans. 1 – Les positions du pape François : ce qui a marqué son pontificat Le pontificat du pape François, débuté en 2013, a été marqué par plusieurs positions et réformes majeures. Parmi les grands thèmes qu’il a abordés, on retrouve : Son pontificat a été marqué par une volonté de modernisation et d’ouverture, tout en restant fidèle aux principes fondamentaux de l’Église. 2 – Le déroulement du vote pour un nouveau Pape L’ensemble du processus d’élection papale, se déroule à la Chapelle Sixtine. Aujourd’hui, sur 252 cardinaux, 137 pourront y participer et voter. Il est initialement prévu que le conclave commence 15 à 20 jours après la mort du pape. Pour ce faire élire, le futur pape doit réunir 2/3 des votes le mécanisme électorale se déroulent en suivant la constitution apostolique sur la vacance du siège apostolique et l’élection du pontife romain, Universi Dominici Gregis (le Pasteur de tout le troupeau du Seigneur), publiée par Jean-Paul II le 22 février 1996. Ainsi, le premier jour après l’arrivée des cardinaux électeurs, ces derniers jurent de choisir le meilleur candidat et de respecter le secret des délibérations et du vote, sous peine d’excommunication. Ensuite, le Maître des célébrations liturgiques prononce le traditionnel « extra omnes ! » (« Tous dehors ! »), obligeant laïcs et non électeurs à sortir de la chapelle dont les portes sont fermées et placées sous la surveillance des gardes suisses. Lors de la première journée de vote, 1 seule scrutin est prévu. Ensuite, en cas de non-élection, les cardinaux électeurs, (les cardinaux de moins de 80 ans), peuvent tenir jusqu’à 2 scrutin par demi-journée. À l’extérieur de la chapelle Sixtine un dispositif a été spécialement installé pour informer les fidèles des résultats des élections. Il s’agit d’une cheminé pouvant projeter de la fumée de deux couleurs : Si un pape est élu ; la cheminé projette une fumée blanche. Sinon, il sort une fumée noire. La constitution apostolique a été pensé, de sorte à ne pas rendre l’élection du pape excessivement longue. Dans ce but, plusieurs dispositions ont été prise : Si au bout des quatre premiers jours (soit 12, voire 13 scrutins) aucun pape n’est élu. La journée suivante est consacré à la prière, aux échanges, et à une méditation, (sans scrutin). Les votes reprendront ensuite pendant 2 jours (avec un maximum de 7 scrutins). Cette séquence peut être encore deux fois répétée. Si au 13ème jours, (soit après un maximum de 34 scrutins) aucun nom n’a recueilli 2/3 des voix, L’Universi Dominici Gregis prévoit d’abaisser le rapport nécessaire à la l’élection à la majorité absolue (soit la moitié des voix). Les cardinaux peuvent aussi limiter le choix aux deux noms ayant reçu le plus grand nombre de voix lors du scrutin antérieur. Avec ces dispositions, le conclave ne devrait pas durer plus d’une quinzaine de jours. Après l’élection Une fois qu’un élu est désigné, le doyen des cardinaux électeurs demande le consentement du sélectionné pour assurer la charge de Pape ainsi que son nouveau nom papal. Des gestes, des symboles et des événements marquent le début du nouveau pontificat. En premier lieu, le Pape revêt les vêtements blancs, couleur héritée du pape Pie V, au XVIIᵉ siècle. On informe les fidèles de l’élection, en produisant une fumée blanche de ladite cheminée de la chapelle Sixtine, et en faisant sonner les cloches de la basilique Saint-Pierre. Puis le cardinal proto-diacre (le premier des cardinaux dans l’ordre diaconal, actuellement le cardinal Mamberti) annonce le nom de l’élu à la fenêtre de la basilique Saint-Pierre. Le nouveau Pape tiendra une première bénédiction devant la foule, la fameuse Urbi et Orbi la bénédiction sur la ville [Rome] et sur le monde. Dans les semaines qui suivent son élection, il revient au Pape de célébrer deux messes solennelles, l’une à la basilique Saint-Pierre (ou plutôt sur la place Saint-Pierre, pour permettre le rassemblement de la foule), et l’autre à la cathédrale de Rome, Saint-Jean du Latran. À cet occasion, c’est le nouvel évêque de Rome qui se présente à son diocèse. De plus, c’est l’évêque de Rome qui est le pape de l’Eglise catholique. 3 – Le nouveau Pape réformiste, Léon XIV Sous partie 1 : Les conflits/oppositions au sein du conclave Le conclave, n’est pas toujours un havre d’unité et de consensus parfait. En réalité, il peut y avoir des divergences notables, souvent liées à des courants théologiques, des visions sur l’avenir de l’Église ou même des dynamiques de pouvoir internes. Historiquement, des tensions ont émergé entre les partisans d’une approche plus conservatrice et ceux prônant des réformes. Certains conclaves ont été marqués par des votes serrés, des alliances de circonstance et parfois même des blocages temporaires avant qu’un consensus ne soit trouvé. Par exemple, lors du conclave de 1978, qui a conduit à l’élection de Jean-Paul II, des divergences sont apparues entre les cardinaux italiens, traditionnellement influents, et ceux favorables à un changement, en choisissant un pape venu d’ailleurs. Ces oppositions ont contribué à l’émergence d’une figure inattendue. Ce genre de tensions fait partie du processus, et bien que le conclave soit censé être guidé par la prière et la réflexion, il reste aussi un exercice profondément humain, avec ses jeux d’influence et ses débats stratégiques. Le conclave actuel, qui débutera le 7 mai, certainement était le théâtre de discussions intenses, alors que l’Église cherche à définir sa direction pour les années à venir… Sous partie 2 : Un Pape finalement réformiste A Rome il existe une expression : « qui entre Pape au conclave ressort Cardinal » , on peut imaginer que ce dicton a été respecté. Les candidats pressentit pour l’élection papale étaient : le cardinal Robert Sarah, prélat guinéen, il a une vision de l’église en opposition avec le précédemment Pape considéré comme réformiste. Dernièrement, le nouveau Pape Léon XIV le nomme envoyé spécial avec pour mission l’unité chrétienne. Un autre papabile : Pizzaballa Pierbattista, … Lire la suite

Donald Trump : La seconde investiture

Trump va adopter un discours violent et autoritaire durant toute sa campagne présidentielle. Son slogan était « Make America Great Again » qui signifie « Rendre sa grandeur à l’Amérique ». C’est donc le 15 Novembre 2022 que Trump annonça sa candidature aux présidentielles mais ce n’est que le 15 juillet 2024 qu’il est nommé officiellement candidat républicain avec JD Vance (James David Vance) comme candidat à la vice-présidence. Sa campagne présidentielle va notamment être marquée par une tentative d’assassinat. Une occasion pour Donald Trump de faire parler de lui à l’international. D’ailleurs certaines personnes vont penser que cet tentative d’assassinat n’était qu’un évènement orchestré par Donald Trump lui même, dans le but de lui faire gagner les élections. En effet, c’est lors d’un meeting politique en Pennsylvanie le 13 juillet 2024 que Trump va recevoir une balle de snipper dans l’oreille droite. L’auteur du tir va être identifié comme étant un jeune de 20 ans : Thomas Mattew Crooks. Celui-ci sera abattu par la sécurité quelques secondes après avoir tiré. Le 20 janvier 2025, Donal Trump a prêté serment et est devenu officiellement le 47ème président des états unis lors d’une cérémonie au Capitole (Hôtel de ville). La seconde investiture de Donald Trump promet d’être vraiment mouvementée. Dans son programme, il propose de s’attaquer à différents domaines tels que l’économie, l’immigration, l’éducation, les institutions et démocraties, la sécurité, la géopolitique, les libertés individuelles ou encore à l’environnement. Voici quelques idées de sujets qu’il aimerait traiter : En somme, la seconde investiture de Donald Trump promet d’être riche en rebondissement pour l’Amérique. Le reste est donc à venir sous la présidence de cet homme connu à travers le monde…

La ligue des champions 2025

La ligue des champions est en pleine effervescence ! Les demi-finales viennent de se terminer, et les deux finalistes sont : Paris Saint-Germain et Inter Milan. Paris est à un match d’écrire son histoire ! Vainqueur d’Arsenal en demi-finales, sans jamais avoir été mené (3-1 cumulé), les Parisiens se sont hissés en finale de la Ligue des champions. Cinq années après avoir échoué à la dernière marche face au Bayern Munich (0-1 en 2020), le PSG affrontera l’Inter Milan pour tenter de remporter la ligue. Si les hommes de Luis Enrique ont réussi un parcours remarquable, éliminant coup sur coup Liverpool, Aston Villa et Arsenal, l’Inter Milan impressionne aussi bien sur les plans défensifs qu’offensifs. En demi-finales, les Nerazzurri sont venus à bout de Barcelone dans un duel de folie à 13 buts (7-6 cumulé). Cette année, la finale de la Ligue des champions aura lieu à Munich, dans l’antre du Bayern : l’Allianz Arena. Ça sera la deuxième fois que l’enceinte bavaroise accueille une finale de la C1, depuis son ouverture en 2005. La seule finale disputée à l’Allianz jusqu’à présent remonte à la saison 2011-2012. Une finale où l’on retrouvait Chelsea et le Bayern Munich. La rencontre s’était soldée par un match nul (1-1) et une séance de tirs au but remportée par les Blues (4-3). Cependant, la finale de la Ligue des champions 2012 n’est pas la seule que Munich ait accueillie dans l’histoire de la C1. Avant l’Allianz Arena, le Bayern Munich résidait à l’Olympiastadion, stade olympique érigé en 1972 pour les Jeux olympiques de Munich. Le stade avait accueilli trois finales de la C1. La grande finale de cette édition de la ligue des champions aura donc lieu cette fois-ci le 31 mai 2025 à l’Allianz Arena de Munich. Une date clé à retenir dans tous les agendas, d’autant qu’il s’agira de la 70e finale de l’histoire de la compétition, la 33e depuis que la C1 est devenue la Ligue des champions Le PSG tentera de gagner pour la première fois la ligue de son histoire. Un match qui promet d’être historique car ces deux clubs ne se sont jamais affrontés en match officiel.

Braquage de Kim Kardashian : « Va falloir payer… »

Des papys braqueurs ? L’affaire du braquage de Kim Kardashian à Paris en octobre 2016, revient avec l’ouverture du procès des suspects le 28 avril 2025. Ce procès se déroule devant la cour d’assises de Paris et se poursuivra jusqu’au 23 mai 2025. Le plus etonnant dans cette affaire est l’age des cambrioleurs.Cette histoire pourrait etre le sujet d’un roman humouristique mis a part le traumatisme vécu par la victime. Dans la nuit du 2 au 3 octobre 2016, pendant la Fashion Week de Paris, Kim Kardashian a été attaquée dans une résidence hôtelière de luxe. Les braqueurs, déguisés en policiers, ont ligoté et bâillonné la star avant de la confiner dans une salle de bains. Ils ont dérobé des bijoux d’une valeur estimée à 6 millions de dollars, dont une bague de 18,88 carats .​ Dix personnes sont jugées pour un vol avec séquestration. Parmi elles, Aomar Aït Khedache, 68 ans, est vu comme le chef du groupe, même s’il dit ne pas avoir dirigé l’opération, tout en reconnaissant y avoir participé. Yunice Abbas, 71 ans, a reconnu avoir été présent lors du vol et veut assumer ses actes devant le tribunal. Un autre suspect important, Marceau Baum-Gertner, surnommé « Nez Râpé », est mort soudainement en mars 2025, juste avant le procès. Il était accusé d’avoir organisé la revente des bijoux volés. Kim Kardashian est attendue à la barre pour témoigner. Elle a précédemment décrit l’événement comme une expérience traumatisante, se souvenant d’avoir été menacée et enfermée dans la salle de bains pendant le vol. Elle a également révélé que, parmi les objets dérobés, seule une croix en diamant a été retrouvée Ce procès est d’une importance particulière en raison de la notoriété de la victime et de l’ampleur du vol, considéré comme l’un des plus importants commis contre un particulier en France depuis plus de 20 ans. Il met également en lumière l’implication de personnes âgées dans des activités criminelles organisées. Le verdict est attendu pour le 23 mai 2025.​ Nous attendons tous avec impatience la suite de cette histoire farfelue.

La guerre commerciale de Trump

Depuis l’arrivée de Donald Trump à la présidence des États-Unis, la politique économique du pays a beaucoup changé. L’un des choix les plus marquants de son mandat a été de lancer une guerre commerciale, surtout contre la Chine. Cette décision a eu de grosses conséquences sur l’économie américaine, au point que certains experts parlent d’une économie « en pause ». Qu’est-ce qu’une guerre commerciale ?Une guerre commerciale, c’est quand un pays augmente les taxes (appelées « droits de douane ») sur des produits importés, dans le but de protéger ses propres entreprises. Le problème, c’est que les autres pays répondent souvent en augmentant eux aussi leurs taxes. Cela crée des tensions et des difficultés pour les entreprises qui échangent à l’international.            Pourquoi Trump a-t-il fait ça ?Trump voulait que les États-Unis produisent plus chez eux et dépendent moins de la Chine. Il disait que les accords commerciaux d’avant n’étaient pas justes pour les travailleurs américains. Il pensait que mettre des taxes sur les produits étrangers allait aider les usines américaines à réouvrir et à recréer des emplois. Cette politique économique est critiquable. La guerre commerciale lancée par Donald Trump n’a pas été une bonne stratégie pour les États-Unis. Au départ, son idée pouvait sembler logique : protéger les entreprises américaines et faire revenir les emplois dans le pays. Mais dans la réalité, les choses ne sont pas aussi simples. D’abord, on vit dans un monde très connecté. Beaucoup d’entreprises américaines dépendent de produits ou de matières premières venant de l’étranger. En mettant des taxes sur ces importations, Trump a en fait augmenté les coûts de production pour ces entreprises. Et au final, ce sont souvent les consommateurs, c’est-à-dire les gens comme nous, qui paient plus cher à cause de ces décisions. Ensuite, cette guerre commerciale a créé des tensions avec des partenaires importants comme la Chine. Cela a provoqué des réactions en chaîne : la Chine a aussi augmenté ses taxes sur les produits américains, ce qui a pénalisé des secteurs comme l’agriculture. Des agriculteurs ont perdu de l’argent, certains ont même dû fermer leurs exploitations. Enfin,  cette politique a rajouté de l’incertitude à l’économie. Les entreprises n’osaient plus investir, car elles ne savaient pas quelles règles allaient changer du jour au lendemain. Et quand l’économie ralentit, ce sont les jeunes comme nous qui risquent de galérer à trouver un emploi plus tard. En résumé, même si Trump voulait défendre l’économie américaine, il s’y est mal pris. Fermer le pays aux échanges n’est pas une solution durable. À mon avis, il aurait mieux fait de chercher à améliorer les accords commerciaux plutôt que de tout casser avec des taxes. Par Leiline Morel Source Le monde

Burj al Babas : Le village des châteaux fantômes

« Eh non ce n’est pas une maquette miniature !… Il s’agit bien d’un village de châteaux abandonnés. Un lieu où on ne risque pas d’être jaloux de son voisin… » Tout commence en 2014 lorsque les frères Yerdelen, des entrepreneurs immobiliers du groupe Sarot Property, font le pari un tantinet fou de construire 732 villas de luxe près de la ville de Mudurnu, en Turquie. Sur le papier, tout semblait incroyable. Une localisation impeccable, juste à côté d’une ville connue internationalement pour son climat méditerranéen. Des villas luxueuses, reprenant le style des châteaux gothiques européens avec à chaque fois une tour cylindrique et une tour carrée, le tout sur trois étages avec balcons à chacun d’entre eux. Et surtout, un intérieur richement décoré, un mobilier moderne, des matières brutes sublimées, ou encore des jacuzzis dans chaque mini château. Avec, au cœur du complexe, un centre commercial, des salons de santé et de beauté, une salle de cinéma… Le rêve, quoi. Le rêve. C’est en Turquie, dans une province de l’Ouest du pays, que des centaines de villas ressemblant à des châteaux ont été construites pour accueillir de riches clients étrangers. Mais « Burj al Babas », nom donné à cet étrange et ambitieux projet immobilier, a fait les frais de la crise économique qui a frappé la Turquie en 2018. Depuis, les travaux n’ont toujours pas repris et personne n’y vit, faisant de Burj al Babas un village fantôme. Le projet Burj Al Babas, impliquant la construction de 732 châteaux dans un style qui rappelle la féerie de Disney, a été approuvé en 2011 par Mehmet İnegöl, ex-maire de Mudurnu. Dès le début des travaux, en 2014, le projet a rencontré des obstacles. Des violations environnementales ont été signalées et des ouvriers ont protesté contre des salaires impayés. Plusieurs incidents dramatiques ont été signalés, parmi lesquels un ouvrier qui menaçait de se suicider en sautant du toit d’un bâtiment en raison de la non-rémunération. En 2016, les travaux se sont arrêtés, transformant le projet en un « éléphant blanc ». C’est-à-dire en une réalisation d’envergure prestigieuse qui s’avère plus coûteuse que bénéfique et dont l’entretien ou l’exploitation devient un fardeau financier. Les châteaux, au départ associés à des rêves de grandeur, sont en délabrement. Façades en béton, espaces envahis par la végétation, intérieurs endommagés par l’eau… La magie des lieux s’est envolée. Les propriétaires, qui ont investi entre 150000 et 45000 dollars, ont signé des contrats qui prévoyaient la fin des travaux en 2018. Désormais, ils n’ont plus que leurs yeux pour pleurer. A l’époque, les maisons étaient en vente entre 370 000 et 530 000 dollars. De nos jours, elles ont perdu toute leur valeur… Aujourd’hui Burj al Babas est gardé par des personnes assurant la sécurité du site. Cependant, de nombreux curieux tentent de passer par les forets des alentours pour s’introduire dans ce village abandonné. Certaines personnes réussissent et font part de leurs exploits sur les réseaux sociaux.

Montée des eaux : l’île de Nauru vend sa nationalité

L’île Nauru, connue comme la plus petite nation insulaire du monde, est un endroit unique avec une riche histoire et un ensemble de défis qui lui sont propres en raison de sa taille et de sa localisation. Cette île a fortement dépendu de l’exploitation du phosphate, mais les réserves s’épuisent, entraînant des difficultés économiques. Cet État insulaire océanien de faible altitude, situé en Micronésie, compte près de 13.000 habitants, menacés par les effets du changement climatique, et notamment par ce que l’on appelle « la montée des eaux », qui commence à ronger son littoral. En effet, les experts du climat de l’ONU estiment que l’île, et quatre autres États – les Maldives, les Tuvalu, les îles Marshall et Kiribati – risquent de devenir inhabitables d’ici 2100, provoquant une vague de 600.000 réfugiés climatiques. L’île de Nauru vend sa nationalité pour anticiper les conséquences de la montée des eaux Face à la hausse du niveau des mers, cet État insulaire du Pacifique, d’une superficie de seulement 21 kilomètres carrés, a pris la décision de vendre sa nationalité. Le coût d’un passeport est de 105 000 dollars, ce qui permet aux acheteurs d’accéder sans visa à près de 90 pays, dont le Royaume-Uni et les Émirats Arabes Unis. Cette initiative vise à lever des fonds pour le déplacement prévu de la majorité de ses 13 000 habitants vers des terres plus sûres en altitude, car environ 80 % de l’île est devenue inhabitable à cause de l’exploitation minière excessive. Plusieurs autres États du Pacifique ont déjà mis à la vente un système de passeport doré similaire, comme le Vanuatu, les îles Samoa ou le royaume de Tonga, d’après un groupe de recherche australien. Mais ce système est controversé car il peut faciliter des activités criminelles, certains pourraient se servir de leur nouvelle nationalité pour fuir la justice dans leur pays d’origine, blanchir de l’argent ou profiter des exemptions de visa octroyées par cette pièce d’identité. Il faudra donc payer 105.000 dollars pour un passeport qui ouvre les frontières de dizaines de pays afin de financer le déménagement futur de la population menacée par la montée des eaux, malgré les risques associés à ce système de « passeport doré« . Le gouvernement de Nauru compte récolter 5,7 millions de dollars dès la première année grâce à cette mesure. Les autorités espèrent que ce chiffre passera progressivement à 43 millions de dollars, une somme qui représenterait 20% des recettes totales annuelles du gouvernement. Nauru estime aujourd’hui que 90% de la population devra un jour être déplacée vers des terres en altitude, actuellement inhospitalières et nécessitant donc d’importants aménagements. Depuis 2012, Nauru a accepté des millions de dollars du gouvernement australien pour héberger des migrants ayant demandé l’asile en Australie. Mais le programme a été progressivement réduit à la suite de 14 décès de détenus, de multiples tentatives de suicide et d’au moins six saisines de la Cour pénale internationale. « Pour Nauru, il ne s’agit pas seulement de s’adapter au changement climatique, mais de garantir un avenir durable et prospère pour les générations à venir« , explique son président David Adeang.

Consommation de cigarette électronique en hausse chez les jeunes

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la cigarette électronique connait un succès important auprès des jeunes et accentue donc les risques d’addiction précoce. La cigarette électronique induit des effets négatifs sur la santé tels que les impacts pulmonaires, en effet l’utilisation de la vapoteuse peut nuire au système respiratoire, particulièrement si leur utilisation se produit à un jeune âge. De plus, les arômes de ces dernières ont un effet toxique sur les cellules respiratoires. On peut aussi retrouver un impact buccodentaire car les aérosols des vapoteuses peuvent produire une inflammation gingivale (infection bactérienne de la gencive) et nuire à la santé bucco-dentaire. On ne peut pas écarter le risque d’intoxication car la nicotine peut-être dangereuse chez l’enfant voire létale (mortelle). En 2023, l’OMS a publié un communiqué de presse dans le but de mener une action urgente et nécessaire afin de préserver les enfants et empêcher toute affinité avec la cigarette électronique. Cette action devait encadrer l’utilisation de cette dernière et protéger les enfants pour ainsi réduire les effets nuisibles du produit sur leur santé. En 2018, on estimait le nombre de vapoteurs à plus de 58 millions et on prévisionnait en 2020 environ 68 millions de vapoteurs. En 2021, le nombre de ces derniers était alors estimé à 82 millions de personnes à travers le monde. On remarque que l’utilisation de la cigarette électronique a augmenté dans le monde entier et cela est particulièrement marqué chez les adolescents. Le tabac, quant à lui, a connu une forte baisse. On observe également une consommation de vapoteuses plus importante chez les jeunes filles dont l’usage quotidien est multiplié par six, de 0,9 % en 2017 à 6,3 % en 2022. De même, son expérimentation devient de plus en plus précoce passant de 15 ans en 2022 à 15,4 ans en 2017.

Les accords de Nouméa

A l’occasion de son anniversaire, retour sur cet accord historique qui ramena la paix en Nouvelle-Calédonie. Puis retour sur l’avancée de sa réalisation. Historique : Les accords de Nouméa de 1998 font suite aux accords de Matignon de 1988. Ils avaient pour but de ramener la paix en Nouvelle-Calédonie . On se rappelle le contexte historique bouillonnant des années 80 qui a été à son paroxysme en Avril 1988 avec le Drame d’Ouvéa, soldé par 4 gendarmes, 2 militaires et 19 kanaks tués. Moins de deux mois après, le 26 juin 1988, les accords tripartites dits « de Matignon » sont conclus, non sans mal, entre Jean-Marie Tjibaou, président du FLNKS, Jacques Lafleur (RPCR, anti-indépendantiste) et le nouveau Premier ministre, Michel Rocard. Ces accords, ratifiés par les Français lors d’un référendum en novembre 1988, créent trois provinces (Nord, Sud, Iles Loyauté) et prévoient l’organisation d’un scrutin d’autodétermination en Nouvelle-Calédonie dans les dix ans. Près de dix ans plus tard, le 5 mai 1998, les accords de Nouméa, sous l’égide de Lionel Jospin, instaurent un processus de décolonisation sur vingt ans. Ce texte fondateur, conclu entre l’État, les anti-indépendantistes et les indépendantistes, puis ratifié à 72% par les Calédoniens, organise l’émancipation progressive de l’archipel. Dans son préambule, il est reconnu que la colonisation française a « porté atteinte à la dignité du peuple kanak qu’elle a privé de son identité « ; qu’il est nécessaire de refonder un lien social entre les différentes communautés de Nouvelle-Calédonie via la décolonisation ; de « poser les bases d’une citoyenneté de la Nouvelle-Calédonie » et de transformer son organisation politique grâce à une loi constitutionnelle qui nécessite une modification de la Constitution française. Les accords de Nouméa permettent à la Nouvelle-Calédonie d’être une collectivité d’outre-mer à statut particulier, qui lui permet aujourd’hui d’avoir son propre Gouvernement, son propre Congrès, et des institutions uniques comme le Sénat Coutumier. Ainsi elle est le territoire français qui possède le plus de compétences, exceptés les 4 régaliennes (la Défense, les Affaires étrangères, la Justice, les Finances et l’Intérieur). Lors de sa visite du 5 juin 2023, le premier Ministre Gérald Darmanin a dressé le dernier bilan des accords de Nouméa. Les mesures de ce dernier devaient contribuer à 3 objectifs: Aujourd’hui, la majorité des mesures prévues par l’accords sont mises en place (33 sur 39). Le transfert des compétences est considéré comme entièrement mis en œuvre. Pour les institutions, une mesure reste en suspend ( les compétences des communes restent limités). Les mesures pour la reconnaissance et la mise en œuvre de l’identité kanak sont partiellement mises en œuvre : des limites administratives ne correspondent pas au limites coutumières. Les autorités coutumières ont peu de poids pour la médiation pénale et il manque des symboles identitaires (un nom, un drapeau commun)). De plus, la distinction prévue entre collecteur, promoteur et gestionnaire du parc social n’est pas effective. Enfin, L’ADRAF (Agence de Développement Rural et Foncier) reste toujours une compétence de l’état. Impact de la crise actuelle: Cependant, le 13 mai 2024, suite à la validation par l’Assemblée Nationale du projet de loi constitutionnelle permettant une modification du corps électoral provincial, une nouvelle vague de crise économique et sociale a éclaté : La Nouvelle-Calédonie a été confrontée à une succession d’émeutes sur fond politique, une forme de « guérilla urbaine » selon La Voix du Caillou. Du 13 mai au 1er juin 2024, le journal NC la 1ère recense plus de 500 entreprises détruites par les émeutes. Sur le territoire, NC la 1ère estime que 15 000 personnes sont en chômage partiel et que 5 000 sont en chômage total. Cette nouvelle vague de chômage provoque une augmentation du déficit budgétaire, qui était déjà de 76,6 milliard de francs en février d’après dnc.nc, cela menace également les institutions publiques comme la CAFAT (sécurité sociale) et renforce les inégalités économiques et les tensions sociales. Plus localement, dans le nord, l’usine de Koniambo a fermé, provoquant le licenciement de 1200 personnes. A Koné, cela a déjà des conséquences avec le gel du marché immobilier et de plus en plus de logements sont sans locataires. Le rééquilibrage avec la zone VKP est en passe de se stopper totalement. Au total, la solidarité nationale a d’ores et déjà permis de mobiliser plus de 250 millions d’euros supplémentaires en faveur du territoire, soit davantage que les concours financiers que l’Etat verse chaque année aux collectivités de Nouvelle-Calédonie, d’après un communiqué de presse du Haut Commissariat. Cependant, certains élus désapprouvent le budget et trouvent que l’aide budgétaire de l’Etat est insuffisante, à l’instar de Phillipe Gomez, élu au congrès, qui estime que  » l’Etat doit assumer ses responsabilité après le désastre dans le lequel il nous a mis, faute d’avoir été à la hauteur des enjeux ». De même, dans un communiqué, le parti de l’Eveil océanien est d’avis que la  » réponse [ de l’état ] est insuffisante et inquiétante ». Par Bruno et Denis