La Seconde Guerre mondiale : l’embrasement du monde (1939-1945)

Six années qui ont changé à jamais le visage de l’humanité Un monde en tension Vingt ans seulement après la fin de la Première Guerre mondiale, le monde replongeait dans l’horreur. L’espoir de paix né du traité de Versailles en 1919 n’avait pas tenu face aux rancunes, aux crises économiques et aux ambitions impérialistes.En Allemagne, humiliée et frappée par la crise de 1929, un homme sut exploiter la détresse et la colère du peuple : Adolf Hitler. Devenu chancelier en 1933, il transforma rapidement la République de Weimar en un régime totalitaire, fondé sur la propagande, la haine raciale et la promesse d’un « espace vital » à conquérir. Dans le même temps, le Japon impérial étendait sa domination en Asie, tandis que l’Italie fasciste de Mussolini rêvait d’un nouvel empire romain. L’Europe et le monde semblaient marcher, une fois encore, vers la guerre. Le déclenchement du conflit Le 1er septembre 1939, les troupes allemandes envahissent la Pologne. Deux jours plus tard, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l’Allemagne. Le monde entre alors dans ce qui deviendra la Seconde Guerre mondiale. La « drôle de guerre » s’installe en Europe de l’Ouest jusqu’en mai 1940, lorsque la Blitzkrieg, la guerre éclair allemande, déferle sur la France, la Belgique et les Pays-Bas. En six semaines, la France s’effondre. Le maréchal Pétain signe l’armistice le 22 juin 1940. Le pays est coupé en deux : au nord, la zone occupée ; au sud, l’État français de Vichy, collaborateur du régime nazi.Mais à Londres, un homme refuse la défaite : le général Charles de Gaulle, qui lance le 18 juin 1940 un appel à poursuivre le combat. Le monde en feu En 1941, le conflit prend une dimension planétaire. Le 22 juin, Hitler lance l’opération Barbarossa, l’invasion de l’Union soviétique. En décembre, le Japon attaque Pearl Harbor, base américaine du Pacifique. Les États-Unis entrent en guerre.Dès lors, c’est l’ensemble des continents qui s’embrasent : batailles dans le désert africain, combats dans le Pacifique, résistance en Europe occupée, affrontements titanesques sur le front de l’Est. Les années 1942-1943 marquent un tournant. À Stalingrad, l’armée rouge stoppe l’avance allemande. En Afrique du Nord, les Alliés remportent la bataille d’El Alamein. Dans le Pacifique, les États-Unis infligent une défaite décisive au Japon à Midway. Le vent de la guerre commence à tourner. L’horreur du génocide Derrière les lignes de front, une autre guerre, silencieuse et monstrueuse, se déroule : celle de l’extermination. Le régime nazi met en œuvre la « Solution finale », projet visant à anéantir le peuple juif d’Europe. Des millions d’hommes, de femmes et d’enfants sont déportés dans les camps d’extermination : Auschwitz, Treblinka, Sobibor, Majdanek… Six millions de Juifs seront assassinés, aux côtés de Tziganes, de résistants, d’opposants politiques et de prisonniers de guerre. Le monde découvrira, en 1945, l’ampleur du crime. Le début de la libération En 1944, les Alliés reprennent l’initiative. Le 6 juin 1944, les troupes anglo-américaines débarquent en Normandie. C’est le Débarquement, l’opération Overlord. Paris est libéré le 25 août 1944, sous l’impulsion de la Résistance et des Forces françaises libres. À l’Est, l’Armée rouge progresse inexorablement vers Berlin. En Italie, Mussolini est renversé. En avril 1945, Hitler se suicide dans son bunker. Le 8 mai 1945, l’Allemagne capitule : la guerre est finie en Europe. Mais le Pacifique brûle encore. Refusant la reddition, le Japon est frappé par deux bombes atomiques américaines, à Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août 1945. Le 2 septembre 1945, l’empereur Hirohito capitule. Le conflit mondial prend fin. Un bilan humain et moral accablant La Seconde Guerre mondiale est la guerre la plus meurtrière de l’histoire.Plus de 60 millions de morts, des villes rasées, des peuples déplacés, des traumatismes innombrables. L’Europe sort détruite, le Japon anéanti, le monde bouleversé. Mais de ces ruines naît aussi une volonté : celle de reconstruire, de ne plus jamais revivre un tel cauchemar. L’Organisation des Nations unies (ONU) est fondée en 1945, pour garantir la paix et la coopération entre les peuples. La France et l’Allemagne, ennemies séculaires, entameront, dans les décennies suivantes, une lente mais profonde réconciliation. L’héritage d’une guerre totale La Seconde Guerre mondiale a redéfini le monde : la montée en puissance des États-Unis et de l’URSS inaugure la Guerre froide, tandis que la décolonisation s’amorce dans les empires européens affaiblis. Les horreurs du nazisme ont profondément marqué la conscience collective, donnant naissance à un devoir de mémoire toujours vivant. Aujourd’hui encore, 80 ans après, la Seconde Guerre mondiale demeure un rappel douloureux mais nécessaire : celui des dangers du fanatisme, de la haine et de l’indifférence. Un avertissement gravé dans l’histoire de l’humanité. « Plus jamais ça » De la Pologne à la Normandie, des ruines de Berlin aux ruelles d’Hiroshima, les cicatrices du conflit rappellent une vérité simple : la paix est fragile, et la liberté se défend. La Seconde Guerre mondiale n’est pas seulement un épisode du passé. Elle reste un miroir pour notre présent, un appel à la vigilance, à la solidarité et à la mémoire

La Première Guerre Mondiale, une guerre totale qui a bouleversé le monde

La Première Guerre mondiale, que l’on surnomme également « la Grande Guerre », fut l’un des conflits les plus marquants et les plus dévastateurs du XXe siècle. Elle éclata en 1914 et s’acheva en 1918, opposant les grandes puissances européennes regroupées en deux camps : les Alliés et les Empires centraux. Cette guerre marque une rupture profonde dans l’histoire mondiale, non seulement par son ampleur et sa violence, mais aussi par les transformations politiques, sociales et géographiques qu’elle a provoquées. C’est un conflit total, où les soldats comme les civils furent massivement impliqués, et dont les conséquences allaient durablement bouleverser l’équilibre international. Les causes de la guerre Plusieurs facteurs ont conduit à l’éclatement de la guerre. L’Europe, au début du XXe siècle, est traversée par de nombreuses tensions. D’abord, les rivalités économiques et coloniales opposent les grandes puissances industrielles. L’Allemagne, jeune empire en pleine expansion, cherche à concurrencer le Royaume-Uni et la France, qui dominent alors le commerce mondial et possèdent de vastes empires coloniaux. Ensuite, le nationalisme alimente les tensions : les peuples soumis à des empires cherchent leur indépendance, notamment dans les Balkans. Le nationalisme est également fort dans les États constitués, chacun voulant affirmer sa puissance. Enfin, l’Europe est divisée en deux blocs militaires : la Triple Entente (France, Royaume-Uni, Russie) et la Triple Alliance (Allemagne, Autriche Hongrie, Italie). Ces alliances créent un système d’engrenage : si un pays est attaqué, ses alliés sont entraînés dans la guerre. Le déclencheur du conflit survient le 28 juin 1914, avec l’assassinat de l’archiduc François Ferdinand, héritier de l’Empire austro-hongrois, à Sarajevo par un nationaliste serbe. L’Autriche Hongrie déclare la guerre à la Serbie, et par le jeu des alliances, l’ensemble des grandes puissances européennes entre en guerre en quelques jours. Le déroulement du conflit La guerre de mouvement (1914) À ses débuts, la guerre est marquée par des offensives rapides. L’Allemagne, selon le plan Schlieffen, envahit la Belgique neutre pour attaquer la France par le nord. L’armée allemande progresse rapidement, mais elle est arrêtée lors de la bataille de la Marne (septembre 1914), où les troupes françaises, aidées par les Britanniques, parviennent à repousser l’envahisseur. Les armées s’enterrent alors dans des tranchées, marquant le début d’une guerre longue et statique. La guerre de position (1915-1917) Durant cette période, les fronts se stabilisent, notamment en France et en Belgique. Les soldats vivent dans des conditions extrêmement difficiles : la boue, le froid, les rats, les maladies, et la peur constante des bombardements rendent la vie dans les tranchées inhumaine. Les combats sont meurtriers pour des gains territoriaux souvent insignifiants. En 1916, deux batailles emblématiques montrent l’ampleur de la violence : Une guerre mondiale La guerre ne se limite pas à l’Europe. Des combats ont lieu au Moyen-Orient, en Afrique, en Asie et dans les colonies. Des millions de soldats venus des colonies françaises, britanniques ou allemandes sont envoyés au front. En 1917, les États-Unis entrent en guerre aux côtés des Alliés, en réaction à la guerre sous-marine menée par l’Allemagne. Leur soutien militaire, économique et moral sera décisif dans l’issue du conflit. Le tournant de 1917 L’année 1917 est une année charnière. En Russie, deux révolutions éclatent. En mars, le tsar Nicolas II abdique. En octobre, les bolcheviks dirigés par Lénine prennent le pouvoir et signent, en mars 1918, la paix de Brest-Litovsk avec l’Allemagne, mettant fin à la guerre sur le front de l’Est. Dans les tranchées, le moral des soldats est au plus bas. Des mutineries éclatent dans l’armée française. Les civils souffrent également : la guerre est longue, les ressources manquent, les populations sont bombardées. La fin de la guerre (1918) En 1918, l’Allemagne tente une dernière offensive au printemps, mais l’intervention massive des troupes américaines redonne l’avantage aux Alliés. En septembre, les Empires centraux reculent sur tous les fronts. L’Autriche Hongrie s’effondre, l’Empire ottoman capitule. Face à une situation intérieure explosive, le Kaiser Guillaume II abdique. Le 11 novembre 1918, l’armistice est signé dans un wagon à Rethondes. La guerre est terminée. Une guerre totale La Première Guerre mondiale est une guerre totale, mobilisant l’ensemble des ressources humaines, économiques et psychologiques des nations. Une mobilisation inédite Près de 70 millions de soldats sont mobilisés à travers le monde. L’effort de guerre concerne également les civils. Les femmes remplacent les hommes dans les usines, les transports et les champs. Les enfants participent à la propagande et aux collectes. Une guerre industrielle La guerre connaît des innovations technologiques terrifiantes : Un lourd bilan La guerre laisse derrière elle un bilan effroyable : Les conséquences de la guerre Le traité de Versailles Le 28 juin 1919, cinq ans jour pour jour après l’attentat de Sarajevo, le traité de Versailles est signé. Il impose de lourdes sanctions à l’Allemagne : L’Allemagne est humiliée, ce qui alimentera un sentiment de revanche dans les années à venir. Redécoupage de l’Europe L’ancien ordre européen est bouleversé : Naissance de la Société des Nations (SDN) La SDN est créée pour garantir la paix entre les nations. Elle repose sur le principe de sécurité collective, mais elle se révélera impuissante à empêcher un nouveau conflit mondial. La Première Guerre mondiale fut un choc immense pour l’humanité. Par son ampleur, sa violence et ses conséquences, elle a marqué la fin d’un monde ancien et l’entrée dans une ère nouvelle, marquée par les révolutions, les traumatismes, les espoirs de paix, mais aussi les germes de nouveaux conflits. Vingt ans plus tard, l’échec de la paix issue de 1918 mènera à la Seconde Guerre mondiale, encore plus destructrice. La mémoire de la Grande Guerre reste aujourd’hui vivace, comme un rappel des souffrances engendrées par la guerre, et de la nécessité de préserver la paix.

Le retour du “slow living” : ralentir dans un monde hyperconnecté

Dans nos sociétés modernes, tout semble aller toujours plus vite : les transports, la communication, la consommation, le travail. Les technologies numériques, censées simplifier nos vies, ont souvent pour effet inverse : elles nous maintiennent dans une course permanente, rythmée par les notifications et l’immédiateté. Pourtant, depuis quelques années, un contre-mouvement prend de l’ampleur : le slow living, ou “l’art de vivre lentement”. Cette tendance séduit de plus en plus de personnes en quête de sérénité. Un concept qui s’oppose à la « frénésie moderne » Le slow living n’est pas une mode passagère, mais une philosophie de vie. Son origine remonte aux années 1980, en Italie, avec le mouvement “slow food”, lancé par Carlo Petrini. Ce mouvement s’opposait à la généralisation de la restauration rapide et à l’uniformisation des goûts. Il défendait une cuisine locale, de qualité et respectueuse du temps de préparation. Depuis, cette idée de lenteur a gagné de nombreux domaines : on parle aujourd’hui de slow travel (voyager moins, mais mieux), de slow work (travailler à un rythme plus humain), ou encore de slow fashion (privilégier une consommation durable plutôt que la “fast fashion”). Le slow living se positionne donc comme une réponse directe aux excès d’un monde hyperconnecté et productiviste. Les pratiques du quotidien Vivre lentement ne signifie pas être paresseux ou inactif. Au contraire, il s’agit de donner plus de sens à ce que l’on fait, en privilégiant la qualité à la quantité. Quelques exemples concrets : Ces gestes, parfois simples, permettent de redonner une valeur au temps et d’améliorer la qualité de vie. Les bénéfices sur la santé et le bien-être De nombreux spécialistes de la santé mentale alertent sur les effets négatifs du rythme effréné imposé par les nouvelles technologies et la productivité constante. Le stress chronique, le burn-out et l’anxiété sont devenus des problèmes de société. Selon la psychologue américaine Christine Carter, auteure de The Sweet Spot, ralentir permet de retrouver un équilibre émotionnel et d’augmenter notre capacité de concentration. Elle explique que nos cerveaux ne sont pas faits pour jongler en permanence entre plusieurs tâches : le multitâche nuit à notre efficacité et fatigue notre esprit. De plus, le slow living s’accompagne souvent d’un meilleur sommeil, d’une alimentation plus saine et d’un rapport plus positif à la nature. Autant d’éléments qui contribuent à un bien-être global. Une tendance mondiale Dans les grandes villes, on observe l’émergence de cafés “sans Wi-Fi”, d’espaces de méditation ou de yoga, ou encore de librairies et marchés locaux qui deviennent des lieux de rencontre. Le slow living inspire aussi de nouvelles formes de tourisme : certains voyageurs préfèrent passer deux semaines dans un seul village plutôt que de visiter dix villes en quelques jours. Les réseaux sociaux, paradoxalement, participent aussi à la diffusion du mouvement. Sur Instagram, le hashtag #slowliving rassemble des millions de publications montrant des paysages calmes, des intérieurs minimalistes ou des routines quotidiennes apaisantes. Accessible à tous ? Toutefois, le slow living suscite également des critiques. Certains considèrent qu’il s’agit d’un luxe réservé à ceux qui ont les moyens de réduire leurs heures de travail ou de s’installer à la campagne. Pour d’autres, ralentir serait incompatible avec les exigences de la vie moderne, notamment en milieu urbain. Cependant, de nombreux défenseurs du slow living insistent sur le fait qu’il n’est pas nécessaire de changer totalement de mode de vie pour en ressentir les bienfaits. De petits ajustements suffisent, comme instaurer des moments sans écrans, limiter les achats impulsifs ou consacrer quelques minutes par jour à la respiration et à la méditation. Le slow living apparaît donc comme une réponse au malaise croissant provoqué par l’hyperconnexion et la course à la productivité. Il invite chacun à se réapproprier son temps, à se concentrer sur l’essentiel et à redonner du sens aux gestes du quotidien. Si ralentir peut sembler difficile dans un monde qui valorise la vitesse et la performance, le succès de ce mouvement prouve qu’un nombre croissant d’individus ressent le besoin d’un autre rapport au temps. Le slow living, loin d’être une utopie, pourrait bien devenir une nécessité pour construire une société plus équilibrée et durable.

Juliette Collet : Miss Nouvelle Calédonie 2025

Juliette Collet a été élue Miss Nouvelle-Calédonie 2025 le samedi 6 septembre, lors d’une soirée organisée au Méridien. Âgée de 23 ans et titulaire d’un diplôme en biologie marine ainsi qu’en gestion des risques naturels, elle devient la 49ᵉ détentrice du titre, succédant à Emma Grousset, qui l’avait conservé durant deux ans. Huit candidates étaient en lice : Aurane Bausch, Dolorès Tiaou, Lila-Grace Prévost, Safi-Hélène Kunyu, Eugénie Marceau, Juliette Collet, Fanny Palmieri et Marine Fostur. Pendant plus de deux heures, le public a assisté à un show animé par Emmanuelle Darman, Miss Nouvelle-Calédonie 2005, et ponctué des prestations de la troupe Extravaganza. Les concurrentes se sont illustrées lors de différents passages : créations de stylistes locaux, maillots de bain, puis robes de mariée, fruits de trois mois de préparation intensive depuis leur sélection en juin. Au terme de la compétition, quatre finalistes ont été retenues. Eugénie Marceau s’est classée 3ᵉ dauphine, Safi-Hélène Kunyu 2ᵉ dauphine, Lila-Grace Prévost 1ʳᵉ dauphine et Juliette Collet a décroché la couronne. Émue, la nouvelle Miss représentera la Nouvelle-Calédonie au concours Miss France 2026, prévu en décembre. « C’est une immense fierté de porter les couleurs de mon pays », a-t-elle confié. Si vous avez eu le malheur de zappé cette soirée : Revivez pleinement le sacre de Juliette Collet ici !

Ali Hassan Jadallah : Gaza sous les attaques israéliennes

Israël a poursuivi sa guerre contre Gaza tout au long de l’année 2024, laissant une grande partie du territoire en ruines et contrôlant et bloquant l’afflux d’aide, notamment alimentaire, médicale et humanitaire. La situation s’est aggravée après mai 2024, lorsque les forces israéliennes ont pris le contrôle du côté gazaoui de Rafah et de son point de passage, après quoi ce dernier a été fermé, ce qui a encore impacté les évacuations médicales et l’entrée de l’aide humanitaire. L’ONU rapporte que plus de 60 % des habitations de Gaza ont été détruites et que 95 % des hôpitaux sont hors d’usage ; plus de 200 écoles ont été détruites ou endommagées depuis le début de la guerre. Selon une analyse de Forensic Architecture, Israël a également détruit environ 40 % des terres de Gaza auparavant utilisées pour la production alimentaire. Près de deux millions de personnes ont été déplacées dans un contexte de pénurie aiguë de nourriture, d’eau potable et de médicaments, en raison des restrictions israéliennes. Les journalistes internationaux étant exclus de Gaza, les photographes locaux ont risqué leur vie pour documenter la guerre : plus de 80 journalistes et professionnels des médias locaux ont été tués à Gaza en 2024. Le photographe, qui a également perdu des proches, déclare : « Chaque fois que je photographie une maison détruite, je me souviens de la mienne. Chaque fois que les blessés et les martyrs sont extraits des décombres, je me souviens de mon père et de mes frères et sœurs. » Biographie Ali Jadallah « Chaque fois que je photographie une maison détruite, je me souviens de la mienne. Chaque fois que des blessés et des martyrs sont sortis des décombres, je me souviens de mon père et de mes frères et sœurs. » Ali Hassan Jadallah est un photojournaliste palestinien qui documente la vie dans la bande de Gaza depuis plus de 13 ans. Son travail capture à la fois l’immédiateté du conflit et la résilience du quotidien, offrant un témoignage visuel des luttes continues de la région. Il a couvert trois guerres israéliennes contre Gaza, livrant des images puissantes qui reflètent l’impact humain de la guerre. Au-delà du conflit, Jadallah explore les réalités quotidiennes de Gaza, en montrant la force et la persévérance de sa population. Sa capacité à documenter les événements avec rapidité et précision a fait de lui un photographe de premier plan dans la région. Jadallah a obtenu un diplôme en multimédia de l’École supérieure des sciences appliquées de Gaza en 2010, enrichissant ses récits à travers divers supports. Son travail a été largement reconnu et a remporté de nombreux prix, notamment de l’Agence Anadolu, du Concours photo de Sharjah, du Centre de Doha pour la liberté des médias, de la Commission indépendante des droits de l’homme et d’Arab Camera 48. En 2024, sa couverture de la guerre de Gaza lui a valu le prix de la meilleure photo de l’Agence Anadolu. Analyse : « Gaza sous les attaques israéliennes«  Sur cette image intitulée « Gaza sous les attaques israéliennes », on voit une femme accompagnée de deux enfants entassés à l’arrière d’un véhicule surchargé. Le coffre, ouvert et rempli de matelas, de cartons et d’effets personnels, laisse apparaître leur tentative de transport de biens essentiels, dont un colis alimentaire marqué « Food Parcel ». Les visages fatigués et inquiets traduisent la dureté de la situation. Autour d’eux, la scène de rue montre d’autres personnes et véhicules, soulignant le contexte de déplacement massif et de chaos provoqué par les bombardements. L’image illustre la vulnérabilité des civils, en particulier des femmes et des enfants, contraints de fuir pour survivre. La scène traduit avec force la vulnérabilité des civils dans un territoire assiégé, où chaque déplacement devient une question de survie. Les visages des enfants, fatigués et marqués par l’angoisse, racontent à eux seuls la brutalité d’un quotidien rythmé par les sirènes, les explosions et la peur constante de perdre un proche. La femme, elle aussi, reflète cette tension permanente : son regard inquiet, son corps replié dans l’espace du véhicule témoignent de la dure réalité de l’exode forcé. En arrière-plan, on distingue d’autres habitants, des voitures coincées dans une circulation dense, et même un cycliste tentant de se frayer un chemin au milieu du chaos. Cette atmosphère montre que ce n’est pas un cas isolé mais bien une situation collective, où des milliers de familles, prises au piège, cherchent désespérément une échappatoire aux frappes aériennes et à la destruction de leurs maisons. Cette photographie met en lumière non seulement l’aspect matériel de la fuite – le transport précaire, l’amoncellement d’objets nécessaires à la survie – mais aussi la dimension profondément humaine de cette crise. Elle rappelle que derrière les chiffres des victimes et les bilans officiels, il y a des enfants arrachés à leur enfance, des mères épuisées tentant de protéger leur famille, et des communautés entières plongées dans l’incertitude de demain. En somme, « Gaza sous les attaques israéliennes » n’est pas seulement un titre, mais une réalité vécue quotidiennement par des civils piégés dans une guerre qui dépasse leurs forces. Cette image devient alors un témoignage visuel puissant, une trace de résilience et de souffrance qui interpelle le regard du monde.

Croire en ses idées, même sans banque: l’Adie peut t’aider!

Beaucoup de personnes ont des idées pour créer un petit commerce ou rendre service à leur communauté. Mais parfois, elles ne peuvent pas demander un prêt à la banque. Soit parce qu’elles n’ont pas de fiche de paie, soit parce qu’elles vivent en tribu ou parce qu’elles n’ont pas assez d’argent de côté. C’est là que l’Adie (Association pour le Droit à l’Initiative Économique) peut les aider. L’Adie est une association qui donne des petits prêts à celles et ceux qui veulent se lancer, même sans revenus fixes. Elle propose aussi des conseils pour monter un projet, gérer un petit budget et réussir. Et pour aller encore plus loin, elle vient directement dans les tribus, avec un bureau mobile, pour rencontrer les habitants et leur expliquer tout cela simplement. Grâce à l’Adie, des femmes, des jeunes, des parents peuvent créer quelque chose d’utile et gagner un peu d’argent par eux-mêmes. C’est une manière d’avoir plus d’autonomie et de faire avancer sa communauté. Avec l’Adie, Marie Vaiadimoin lance ses projets pour Tendo Marie Vaiadimoin vit à Tendo, une tribu de la vallée de Hienghène. Elle est maman et présidente de l’Association des femmes de Tendo. Elle est connue pour son énergie et son envie de faire bouger les choses. Elle organise des fêtes, aide les femmes à vendre leurs produits, et maintenant, elle veut aller encore plus loin. Avec deux amies, elle a eu une idée : créer une navette entre sa tribu et le village. Cela permettrait aux habitants d’aller au marché, à l’école ou aux rendez-vous plus facilement. Pour cela, elles ont demandé un prêt à l’Adie. Au début, certaines personnes avaient peur, car emprunter de l’argent, c’est un engagement. Mais Marie a compris le fonctionnement. « « Au début, on a peur d’emprunter. Mais quand on nous explique bien, on voit que c’est possible.«  » Elle a pris le temps d’expliquer aux autres que ce genre de prêt est fait pour soutenir les petits projets, et qu’il est possible de réussir. Si Marie s’investit autant, c’est avant tout pour sa famille. Elle veut subvenir aux besoins de ses enfants, en particulier sa fille, aujourd’hui lycéenne, qui rêve de poursuivre ses études. Pour cela, Marie veut montrer que même en tribu, une femme peut porter un projet, créer un emploi, et ouvrir des portes. l’Adie, une chance pour ceux qui veulent se lancer L’Adie est une organisation très importante en Nouvelle-Calédonie. Elle aide les personnes qui n’ont pas accès aux banques à créer leur propre activité. Cela peut être vendre des produits, proposer un service, ou lancer un petit commerce. Même avec peu de moyens, l’Adie leur donne une chance de réussir. Le responsable de l’Adie en Nouvelle-Calédonie s’appelle Alexandre Rutecki. Il rappelle souvent que l’objectif de l’association est de soutenir les personnes motivées, même si elles vivent loin ou n’ont pas de diplôme. Pour lui, tout le monde peut devenir entrepreneur, si on a une bonne idée et qu’on est bien accompagné. Avec des femmes comme Marie Vaiadimoin, on voit que c’est possible. Grâce à son courage,  et le soutien de l’Adie, elle montre à tous que la réussite commence parfois par un simple pas… et beaucoup de volonté.           Vaiadimoin Monna-lysa 1erA  fait le 06/08/2025 au  Lycée Antoine Kéla

Bougival  : un accord clé pour la paix en Nouvelle-Calédonie

23 juillet 2025 par Monna Lisa Le 4 juillet 2025, un accord important a été signé à Bougival (une commune de Nouvelle-Calédonie). Cet accord vise à sortir de la crise politique et sociale qui secoue la Nouvelle-Calédonie depuis plusieurs années. Il a été signé entre l’État français, des responsables loyalistes (ceux qui veulent que la Nouvelle-Calédonie reste française) et indépendantistes (ceux qui veulent que le territoire devienne un pays indépendant). C’est un tournant majeur, surtout après les violentes émeutes du 4 mai dernier, qui ont commencé à Nouméa. Des commerces ont été brûlés, des routes bloquées, et des tensions ont éclaté entre jeunes, forces de l’ordre et manifestants. Depuis des décennies, la Nouvelle-Calédonie est divisée entre deux grands camps : les indépendantistes, souvent kanak (peuple autochtone), qui veulent quitter la France. Cette volonté vient d’une longue histoire de colonisation et d’injustices envers le peuple kanak. Ils estiment que leur culture et leur identité ne sont pas assez respectées. Les loyalistes, souvent d’origine européenne ou asiatique, veulent rester français. Ils ont peur de perdre leurs droits ou leur niveau de vie si la Nouvelle-Calédonie devient indépendante. Trois référendums ont eu lieu entre 2018 et 2021. À chaque fois, la majorité a voté contre l’indépendance. Mais le dernier, en 2021, a été boycotté par les indépendantistes, qui le trouvaient injuste. Cela a provoqué un blocage politique.. L’accord signé en juillet ne décide pas encore si la Nouvelle-Calédonie sera indépendante ou non. Mais il prépare une nouvelle étape. Une nouvelle Constitution calédonienne pourrait être proposée en 2026. Elle permettrait plus d’autonomie, c’est-à-dire que davantage de décisions seraient prises localement, par les institutions du territoire. Un référendum final est prévu en 2027 ou 2028. Les habitants devront alors choisir entre cette nouvelle autonomie ou l’indépendance complète. C’est un compromis, un accord entre deux idées opposées. Personne n’est totalement satisfait, mais tout le monde a accepté d’avancer. Les violences du 4  mai ont choqué tout le pays. Des jeunes, souvent désœuvrés (sans travail ou sans projet), ont exprimé leur colère. L’accord tente aussi de répondre à leurs difficultés, avec des aides et des projets pour les quartiers les plus touchés. Plusieurs leaders politiques ont dit que cet accord était aussi une main tendue (une volonté de réconciliation) vers la jeunesse. L’accord signé en juillet 2025 prévoit d’abord un changement dans la loi du pays en 2026. Ce changement doit donner plus de pouvoir à la Nouvelle-Calédonie, pour que les décisions soient prises ici, et pas seulement depuis la France. Ensuite, un vote important aura lieu en 2027 ou 2028. Les habitants choisiront s’ils veulent garder cette autonomie ou devenir un pays indépendant. L’accord parle aussi de la jeunesse : il propose des aides pour les jeunes et des projets pour améliorer la vie dans les quartiers touchés par les violences. Un groupe sera créé pour vérifier que tout ce qui a été promis est bien fait. Cela montre que chacun essaie d’avancer et de calmer les tensions, même si tout le monde n’est pas encore d’accord. L’accord de Bougival  marque une volonté de tourner la page des divisions et de construire un avenir commun.Mais rien n’est encore joué : tout dépendra du respect des engagements et de la capacité des différents camps à se faire confiance.

Nouvelle menace de droits de douane XXL par Donald Trump

Depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025, Donald Trump a lancé un nouveau coup de tonnerre commercial : il menace d’imposer des droits de douane très élevés à plusieurs partenaires étrangers. En mai, il a annoncé, via Truth Social, le lancement de taxes de 50 % dès le 1er juin sur les produits importés de l’Union européenne . Il accuse l’Union européenne de profiter des États-Unis et refuse de négocier dans de « bonnes conditions » . Dans le même temps, Trump s’en prend aussi à Apple : si ses iPhone ne sont pas produits aux États-Unis, il menace d’y appliquer une taxe d’au moins 25 %. Il veut ainsi pousser les entreprises américaines à relocaliser leur production. En février, il avait déjà signé des ordres exécutifs pour imposer 25 % de droits de douane sur les importations du Canada et du Mexique (à l’exception de l’énergie canadienne, taxée à 10 %) . Face à ces annonces, le Canada, le Mexique et l’UE ont riposté par des menaces de représailles. Les marchés ont fortement réagi : les Bourses européennes ont plongé – le CAC 40 a perdu plus de 3 %, et le secteur du luxe a été particulièrement touché. Ces menaces créent beaucoup d’incertitudes pour les entreprises et les consommateurs. En résumé : Trump multiplie les menaces de hausses douanières (jusqu’à 50 %) contre l’UE, le Canada, le Mexique et même Apple. Ces stratégies protectionnistes risquent de provoquer des représailles et de fragiliser l’économie mondiale. Depuis ce jour, un accord à enfin a été trouvé…cette accord bien que moins en défaveur que prévu reste cependant une charge importante pour l’UE. Ursula von der Leyen et Donald Trump ont annoncé ce dimanche 27 juillet, que l’accord l’accord imposant 15% de taxes sur la plupart des produits européens importés aux Etats-Unis, mais engage aussi l’Europe à acheter abondamment de l’énergie des Etats-Unis. Un accord qui je cite « un accord très puissant, c’est un accord très important, c’est le plus important de tous les accords ».

La guerre civile soudanaise

La guerre civile soudanaise est une guerre sanglante dont on entend pratiquement jamais parler pour plusieurs raisons, c’est un conflit complexe et difficile à « vendre » médiatiquement car il n’a pas de narration simple comme « un envahisseur contre un peuple », ce qui le rend moins « accrocheur » pour les médias généralistes il n’y a pas de figure « médiatique » (comme Zelensky en Ukraine) pour incarner la résistance ou la lutte. Il y’a une absence d’intérêts géopolitiques majeurs pour l’Occident, le Soudan n’a pas les mêmes enjeux stratégiques ou économiques pour les grandes puissances comme l’Ukraine, Israël…Il n’y a aussi aucune menace directe pour les pays occidentaux (pas d’impact immédiat sur les marchés, par exemple). Les crises en Afrique sont souvent ignorées, l’indifférence historique jouent un rôle primordiale ici. Très peu de journalistes internationaux sont sur place donc les ONG et les civils ont du mal à transmettre des images ou des récits. Situé en Afrique de l’Est, le Soudan est un vaste pays de près de 1,9 million de km², bordé par sept États et traversé par le Nil. Sa capitale, Khartoum, est le cœur politique et historique du pays. Indépendant depuis 1956, ceux ci étant sous domination anglo-égyptienne, le Soudan a connu de nombreuses guerres civiles, dont la plus marquante a mené à la séparation du Soudan du Sud en 2011. Après la chute du dictateur Omar el-Béchir en 2019, une transition démocratique fragile s’est installée, rapidement déstabilisée par des tensions entre l’armée régulière (SAF) et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (RSF). Depuis avril 2023, une guerre civile dévastatrice oppose ces deux factions, provoquant des dizaines de milliers de morts et des millions de déplacés. Le pays est aujourd’hui plongé dans une crise humanitaire majeure, ignorée en grande partie par la communauté internationale. Le Soudan reste un conflit oublié.

Le Conflit Israélo-Palestinien : Un Nouveau Tournant en 2023

Le conflit israélo-palestinien dure depuis plus de 75 ans. Il a commencé en 1948, lorsque l’État d’Israël a été créé sur une partie de la Palestine, après un vote de l’ONU. Cette décision a provoqué une guerre avec les pays arabes voisins, et environ 700 000 Palestiniens ont été expulsés ou ont fui leur terre : c’est ce que les Palestiniens appellent la Nakba, c’est-à-dire « la catastrophe ». Depuis, les tensions entre Israéliens et Palestiniens n’ont jamais cessé. Israël a occupé de nouveaux territoires, comme la Cisjordanie et Gaza, et des groupes armés palestiniens, comme le Hamas, ont continué à résister. Malgré plusieurs tentatives de paix, aucune solution durable n’a été trouvée. En 2023, le conflit a pris un nouveau tournant. Le 7 octobre, le Hamas a attaqué Israël par surprise, tuant plus de 1 200 personnes, dont des civils, et prenant plus de 240 otages. En réponse, Israël a lancé une grande offensive militaire contre la bande de Gaza. En quelques mois, plus de 30 000 Palestiniens sont morts, selon les autorités locales, dont de nombreux civils et enfants. Les hôpitaux, les écoles et les maisons ont été détruits. L’ONU parle d’une catastrophe humanitaire. Ce conflit reste l’un des plus violents et les plus compliqués du monde, car il touche à l’histoire, à la religion, à l’identité et à la justice. Tant qu’un accord équitable ne sera pas trouvé pour les deux peuples, la paix restera difficile à atteindre.