Mort du pape François

  • Les positions du pape François : ce qui a marqué son pontificat
  • Le déroulement du vote pour un nouveau Pape
  • Le nouveau Pape réformiste, Léon XIV

C’est avec une grande tristesse que le monde apprit par une annonce du Vatican, le décès du pape François le lundi 21 avril à l’âge de 88 ans.

1 – Les positions du pape François : ce qui a marqué son pontificat

Le pontificat du pape François, débuté en 2013, a été marqué par plusieurs positions et réformes majeures. Parmi les grands thèmes qu’il a abordés, on retrouve :

  • L’écologie : Avec l’encyclique Laudato si’ (2015), il a appelé à une prise de conscience écologique et à la protection de la planète.
  • La justice sociale : Il a mis l’accent sur la lutte contre la pauvreté et l’exclusion, notamment à travers ses discours et ses voyages.
  • La réforme de la Curie : Il a entrepris une restructuration de l’administration du Vatican pour plus de transparence et d’efficacité.
  • Le dialogue interreligieux : Il a renforcé les relations avec les autres confessions, notamment avec les musulmans et les juifs, et a signé un document sur la fraternité humaine en 2019.
  • La synodalité : Il a insisté sur une gouvernance plus participative au sein de l’Église, impliquant davantage les fidèles et les évêques.
  • Les migrants : Il a plaidé pour une meilleure intégration et protection des réfugiés, dénonçant les injustices dont ils sont victimes.

Son pontificat a été marqué par une volonté de modernisation et d’ouverture, tout en restant fidèle aux principes fondamentaux de l’Église.

2 – Le déroulement du vote pour un nouveau Pape

L’ensemble du processus d’élection papale, se déroule à la Chapelle Sixtine. Aujourd’hui, sur 252 cardinaux, 137 pourront y participer et voter. Il est initialement prévu que le conclave commence 15 à 20 jours après la mort du pape. Pour ce faire élire, le futur pape doit réunir 2/3 des votes

le mécanisme électorale se déroulent en suivant la constitution apostolique sur la vacance du siège apostolique et l’élection du pontife romain, Universi Dominici Gregis (le Pasteur de tout le troupeau du Seigneur), publiée par Jean-Paul II le 22 février 1996. Ainsi, le premier jour après l’arrivée des cardinaux électeurs, ces derniers jurent de choisir le meilleur candidat et de respecter le secret des délibérations et du vote, sous peine d’excommunication. Ensuite, le Maître des célébrations liturgiques prononce le traditionnel « extra omnes ! » (« Tous dehors ! »), obligeant laïcs et non électeurs à sortir de la chapelle dont les portes sont fermées et placées sous la surveillance des gardes suisses. Lors de la première journée de vote, 1 seule scrutin est prévu. Ensuite, en cas de non-élection, les cardinaux électeurs, (les cardinaux de moins de 80 ans), peuvent tenir jusqu’à 2 scrutin par demi-journée. À l’extérieur de la chapelle Sixtine un dispositif a été spécialement installé pour informer les fidèles des résultats des élections. Il s’agit d’une cheminé pouvant projeter de la fumée de deux couleurs : Si un pape est élu ; la cheminé projette une fumée blanche. Sinon, il sort une fumée noire.

La constitution apostolique a été pensé, de sorte à ne pas rendre l’élection du pape excessivement longue. Dans ce but, plusieurs dispositions ont été prise : Si au bout des quatre premiers jours (soit 12, voire 13 scrutins) aucun pape n’est élu. La journée suivante est consacré à la prière, aux échanges, et à une méditation, (sans scrutin). Les votes reprendront ensuite pendant 2 jours (avec un maximum de 7 scrutins). Cette séquence peut être encore deux fois répétée. Si au 13ème jours, (soit après un maximum de 34 scrutins) aucun nom n’a recueilli 2/3 des voix, L’Universi Dominici Gregis prévoit d’abaisser le rapport nécessaire à la l’élection à la majorité absolue (soit la moitié des voix). Les cardinaux peuvent aussi limiter le choix aux deux noms ayant reçu le plus grand nombre de voix lors du scrutin antérieur. Avec ces dispositions, le conclave ne devrait pas durer plus d’une quinzaine de jours.

Après l’élection

Une fois qu’un élu est désigné, le doyen des cardinaux électeurs demande le consentement du sélectionné pour assurer la charge de Pape ainsi que son nouveau nom papal. Des gestes, des symboles et des événements marquent le début du nouveau pontificat. En premier lieu, le Pape revêt les vêtements blancs, couleur héritée du pape Pie V, au XVIIᵉ siècle. On informe les fidèles de l’élection, en produisant une fumée blanche de ladite cheminée de la chapelle Sixtine, et en faisant sonner les cloches de la basilique Saint-Pierre. Puis le cardinal proto-diacre (le premier des cardinaux dans l’ordre diaconal, actuellement le cardinal Mamberti) annonce le nom de l’élu à la fenêtre de la basilique Saint-Pierre. Le nouveau Pape tiendra une première bénédiction devant la foule, la fameuse Urbi et Orbi la bénédiction sur la ville [Rome] et sur le monde. Dans les semaines qui suivent son élection, il revient au Pape de célébrer deux messes solennelles, l’une à la basilique Saint-Pierre (ou plutôt sur la place Saint-Pierre, pour permettre le rassemblement de la foule), et l’autre à la cathédrale de Rome, Saint-Jean du Latran. À cet occasion, c’est le nouvel évêque de Rome qui se présente à son diocèse. De plus, c’est l’évêque de Rome qui est le pape de l’Eglise catholique.

3 – Le nouveau Pape réformiste, Léon XIV

Sous partie 1 : Les conflits/oppositions au sein du conclave

Le conclave, n’est pas toujours un havre d’unité et de consensus parfait. En réalité, il peut y avoir des divergences notables, souvent liées à des courants théologiques, des visions sur l’avenir de l’Église ou même des dynamiques de pouvoir internes. Historiquement, des tensions ont émergé entre les partisans d’une approche plus conservatrice et ceux prônant des réformes. Certains conclaves ont été marqués par des votes serrés, des alliances de circonstance et parfois même des blocages temporaires avant qu’un consensus ne soit trouvé.

Par exemple, lors du conclave de 1978, qui a conduit à l’élection de Jean-Paul II, des divergences sont apparues entre les cardinaux italiens, traditionnellement influents, et ceux favorables à un changement, en choisissant un pape venu d’ailleurs. Ces oppositions ont contribué à l’émergence d’une figure inattendue. Ce genre de tensions fait partie du processus, et bien que le conclave soit censé être guidé par la prière et la réflexion, il reste aussi un exercice profondément humain, avec ses jeux d’influence et ses débats stratégiques. Le conclave actuel, qui débutera le 7 mai, certainement était le théâtre de discussions intenses, alors que l’Église cherche à définir sa direction pour les années à venir…

Sous partie 2 : Un Pape finalement réformiste

A Rome il existe une expression : « qui entre Pape au conclave ressort Cardinal » , on peut imaginer que ce dicton a été respecté. Les candidats pressentit pour l’élection papale étaient : le cardinal Robert Sarah, prélat guinéen, il a une vision de l’église en opposition avec le précédemment Pape considéré comme réformiste. Dernièrement, le nouveau Pape Léon XIV le nomme envoyé spécial avec pour mission l’unité chrétienne. Un autre papabile : Pizzaballa Pierbattista, patriarche de Jérusalem, plus en continuité avec le précédent Pape (notamment autour d’idées clés : soutenir les migrants, revenir à une église plus sobre, promouvoir le dialogue inter-religieux. Il a été mis au devant de la scène international, grâce à ses discours de paix autour du conflits Israélo-Palestinien et pour sa proposition rejeté, d’échanges d’otages enfants retenue par le Hamas contre sa personne). Cependant pour de nombreux observateur, sa « jeunesse », 60 ans, lui était préjudiciable pour l’élection papale. Un autre papabile, était le Second du Vatican, Pietro Parolin, ce cardinal italien a une connaissance aigu des dossiers du Vatican, sa régence pendant la maladie du pape François la fait connaitre auprès des autres cardinaux comme un religieux à l’écoute, honnête, subtil, bienveillant non sans humour, capable de parler aussi bien à un sans-abri qu’à Trump ou Poutine. Parolin apparait comme un successeur dans la continuité théologique réformiste du Pape François. Il y avait donc avant l’élection, de potentiel candidats conservateurs et d’autre plus réformiste. On pouvait remarquer une tendance plutôt majoritairement conservatrice au sein du collège cardinalice. C’est donc une élection surprenante que celle du Pape Léon XIV. Premier souverain pontife originaire des Etat-unis il est également le deuxième pape issu de l’ordre de Saint-Augustin, après Eugène IV, au XVe siècle. Enfin, ayant été naturalisé au Pérou, il devient le 1er Pape péruvien. Il est considéré comme un centriste, et dans la lignée de celle de son prédécesseur. Comme en témoigne le choix de son nom hérité du Pape Léon XIII, ancien défenseur du droit du travail. Il a une position ambigu sur la question de l’intégration de la communauté LGBT +. Il est dénoncé par rapport à sa gestion des cas d’abus sexuels. et enfin, plaide pour une réponse forte au changement climatique.


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