Juliette Collet : Miss Nouvelle Calédonie 2025

Juliette Collet a été élue Miss Nouvelle-Calédonie 2025 le samedi 6 septembre, lors d’une soirée organisée au Méridien. Âgée de 23 ans et titulaire d’un diplôme en biologie marine ainsi qu’en gestion des risques naturels, elle devient la 49ᵉ détentrice du titre, succédant à Emma Grousset, qui l’avait conservé durant deux ans. Huit candidates étaient en lice : Aurane Bausch, Dolorès Tiaou, Lila-Grace Prévost, Safi-Hélène Kunyu, Eugénie Marceau, Juliette Collet, Fanny Palmieri et Marine Fostur. Pendant plus de deux heures, le public a assisté à un show animé par Emmanuelle Darman, Miss Nouvelle-Calédonie 2005, et ponctué des prestations de la troupe Extravaganza. Les concurrentes se sont illustrées lors de différents passages : créations de stylistes locaux, maillots de bain, puis robes de mariée, fruits de trois mois de préparation intensive depuis leur sélection en juin. Au terme de la compétition, quatre finalistes ont été retenues. Eugénie Marceau s’est classée 3ᵉ dauphine, Safi-Hélène Kunyu 2ᵉ dauphine, Lila-Grace Prévost 1ʳᵉ dauphine et Juliette Collet a décroché la couronne. Émue, la nouvelle Miss représentera la Nouvelle-Calédonie au concours Miss France 2026, prévu en décembre. « C’est une immense fierté de porter les couleurs de mon pays », a-t-elle confié. Si vous avez eu le malheur de zappé cette soirée : Revivez pleinement le sacre de Juliette Collet ici !

Croire en ses idées, même sans banque: l’Adie peut t’aider!

Beaucoup de personnes ont des idées pour créer un petit commerce ou rendre service à leur communauté. Mais parfois, elles ne peuvent pas demander un prêt à la banque. Soit parce qu’elles n’ont pas de fiche de paie, soit parce qu’elles vivent en tribu ou parce qu’elles n’ont pas assez d’argent de côté. C’est là que l’Adie (Association pour le Droit à l’Initiative Économique) peut les aider. L’Adie est une association qui donne des petits prêts à celles et ceux qui veulent se lancer, même sans revenus fixes. Elle propose aussi des conseils pour monter un projet, gérer un petit budget et réussir. Et pour aller encore plus loin, elle vient directement dans les tribus, avec un bureau mobile, pour rencontrer les habitants et leur expliquer tout cela simplement. Grâce à l’Adie, des femmes, des jeunes, des parents peuvent créer quelque chose d’utile et gagner un peu d’argent par eux-mêmes. C’est une manière d’avoir plus d’autonomie et de faire avancer sa communauté. Avec l’Adie, Marie Vaiadimoin lance ses projets pour Tendo Marie Vaiadimoin vit à Tendo, une tribu de la vallée de Hienghène. Elle est maman et présidente de l’Association des femmes de Tendo. Elle est connue pour son énergie et son envie de faire bouger les choses. Elle organise des fêtes, aide les femmes à vendre leurs produits, et maintenant, elle veut aller encore plus loin. Avec deux amies, elle a eu une idée : créer une navette entre sa tribu et le village. Cela permettrait aux habitants d’aller au marché, à l’école ou aux rendez-vous plus facilement. Pour cela, elles ont demandé un prêt à l’Adie. Au début, certaines personnes avaient peur, car emprunter de l’argent, c’est un engagement. Mais Marie a compris le fonctionnement. « « Au début, on a peur d’emprunter. Mais quand on nous explique bien, on voit que c’est possible.«  » Elle a pris le temps d’expliquer aux autres que ce genre de prêt est fait pour soutenir les petits projets, et qu’il est possible de réussir. Si Marie s’investit autant, c’est avant tout pour sa famille. Elle veut subvenir aux besoins de ses enfants, en particulier sa fille, aujourd’hui lycéenne, qui rêve de poursuivre ses études. Pour cela, Marie veut montrer que même en tribu, une femme peut porter un projet, créer un emploi, et ouvrir des portes. l’Adie, une chance pour ceux qui veulent se lancer L’Adie est une organisation très importante en Nouvelle-Calédonie. Elle aide les personnes qui n’ont pas accès aux banques à créer leur propre activité. Cela peut être vendre des produits, proposer un service, ou lancer un petit commerce. Même avec peu de moyens, l’Adie leur donne une chance de réussir. Le responsable de l’Adie en Nouvelle-Calédonie s’appelle Alexandre Rutecki. Il rappelle souvent que l’objectif de l’association est de soutenir les personnes motivées, même si elles vivent loin ou n’ont pas de diplôme. Pour lui, tout le monde peut devenir entrepreneur, si on a une bonne idée et qu’on est bien accompagné. Avec des femmes comme Marie Vaiadimoin, on voit que c’est possible. Grâce à son courage,  et le soutien de l’Adie, elle montre à tous que la réussite commence parfois par un simple pas… et beaucoup de volonté.           Vaiadimoin Monna-lysa 1erA  fait le 06/08/2025 au  Lycée Antoine Kéla

Les accords de Nouméa

A l’occasion de son anniversaire, retour sur cet accord historique qui ramena la paix en Nouvelle-Calédonie. Puis retour sur l’avancée de sa réalisation. Historique : Les accords de Nouméa de 1998 font suite aux accords de Matignon de 1988. Ils avaient pour but de ramener la paix en Nouvelle-Calédonie . On se rappelle le contexte historique bouillonnant des années 80 qui a été à son paroxysme en Avril 1988 avec le Drame d’Ouvéa, soldé par 4 gendarmes, 2 militaires et 19 kanaks tués. Moins de deux mois après, le 26 juin 1988, les accords tripartites dits « de Matignon » sont conclus, non sans mal, entre Jean-Marie Tjibaou, président du FLNKS, Jacques Lafleur (RPCR, anti-indépendantiste) et le nouveau Premier ministre, Michel Rocard. Ces accords, ratifiés par les Français lors d’un référendum en novembre 1988, créent trois provinces (Nord, Sud, Iles Loyauté) et prévoient l’organisation d’un scrutin d’autodétermination en Nouvelle-Calédonie dans les dix ans. Près de dix ans plus tard, le 5 mai 1998, les accords de Nouméa, sous l’égide de Lionel Jospin, instaurent un processus de décolonisation sur vingt ans. Ce texte fondateur, conclu entre l’État, les anti-indépendantistes et les indépendantistes, puis ratifié à 72% par les Calédoniens, organise l’émancipation progressive de l’archipel. Dans son préambule, il est reconnu que la colonisation française a « porté atteinte à la dignité du peuple kanak qu’elle a privé de son identité « ; qu’il est nécessaire de refonder un lien social entre les différentes communautés de Nouvelle-Calédonie via la décolonisation ; de « poser les bases d’une citoyenneté de la Nouvelle-Calédonie » et de transformer son organisation politique grâce à une loi constitutionnelle qui nécessite une modification de la Constitution française. Les accords de Nouméa permettent à la Nouvelle-Calédonie d’être une collectivité d’outre-mer à statut particulier, qui lui permet aujourd’hui d’avoir son propre Gouvernement, son propre Congrès, et des institutions uniques comme le Sénat Coutumier. Ainsi elle est le territoire français qui possède le plus de compétences, exceptés les 4 régaliennes (la Défense, les Affaires étrangères, la Justice, les Finances et l’Intérieur). Lors de sa visite du 5 juin 2023, le premier Ministre Gérald Darmanin a dressé le dernier bilan des accords de Nouméa. Les mesures de ce dernier devaient contribuer à 3 objectifs: Aujourd’hui, la majorité des mesures prévues par l’accords sont mises en place (33 sur 39). Le transfert des compétences est considéré comme entièrement mis en œuvre. Pour les institutions, une mesure reste en suspend ( les compétences des communes restent limités). Les mesures pour la reconnaissance et la mise en œuvre de l’identité kanak sont partiellement mises en œuvre : des limites administratives ne correspondent pas au limites coutumières. Les autorités coutumières ont peu de poids pour la médiation pénale et il manque des symboles identitaires (un nom, un drapeau commun)). De plus, la distinction prévue entre collecteur, promoteur et gestionnaire du parc social n’est pas effective. Enfin, L’ADRAF (Agence de Développement Rural et Foncier) reste toujours une compétence de l’état. Impact de la crise actuelle: Cependant, le 13 mai 2024, suite à la validation par l’Assemblée Nationale du projet de loi constitutionnelle permettant une modification du corps électoral provincial, une nouvelle vague de crise économique et sociale a éclaté : La Nouvelle-Calédonie a été confrontée à une succession d’émeutes sur fond politique, une forme de « guérilla urbaine » selon La Voix du Caillou. Du 13 mai au 1er juin 2024, le journal NC la 1ère recense plus de 500 entreprises détruites par les émeutes. Sur le territoire, NC la 1ère estime que 15 000 personnes sont en chômage partiel et que 5 000 sont en chômage total. Cette nouvelle vague de chômage provoque une augmentation du déficit budgétaire, qui était déjà de 76,6 milliard de francs en février d’après dnc.nc, cela menace également les institutions publiques comme la CAFAT (sécurité sociale) et renforce les inégalités économiques et les tensions sociales. Plus localement, dans le nord, l’usine de Koniambo a fermé, provoquant le licenciement de 1200 personnes. A Koné, cela a déjà des conséquences avec le gel du marché immobilier et de plus en plus de logements sont sans locataires. Le rééquilibrage avec la zone VKP est en passe de se stopper totalement. Au total, la solidarité nationale a d’ores et déjà permis de mobiliser plus de 250 millions d’euros supplémentaires en faveur du territoire, soit davantage que les concours financiers que l’Etat verse chaque année aux collectivités de Nouvelle-Calédonie, d’après un communiqué de presse du Haut Commissariat. Cependant, certains élus désapprouvent le budget et trouvent que l’aide budgétaire de l’Etat est insuffisante, à l’instar de Phillipe Gomez, élu au congrès, qui estime que  » l’Etat doit assumer ses responsabilité après le désastre dans le lequel il nous a mis, faute d’avoir été à la hauteur des enjeux ». De même, dans un communiqué, le parti de l’Eveil océanien est d’avis que la  » réponse [ de l’état ] est insuffisante et inquiétante ». Par Bruno et Denis

Le nickel de nouvelle Calédonie cherche un plan d’urgence

Le Nickel calédonien cherche un scénario de sortie de crise alors que les grands actionnaires des trois usines métallurgiques de l’île refusent de rentrer flouer les caisse à nouveau. Face a la chute des cours, les discussions démarrées en 2023 par le gouvernement français s’apparente à un contre-la-montre. Il y a urgence Entamées en 2023 sous l’égide du gouvernement français, les discussion du groupe de travail sur l’avenir du nickel en Nouvelle-Calédonie – qui réunit l’Etat français avec le gouvernement, les Provinces et le Congrès calédoniens – sont sous pression. Isolé au milieu de l’océan Pacifique Sud, l’archipel calédonien est aujourd’hui le quatrième producteur minier de nickel (un métal utilisé en sidérurgie et, de plus en plus, dans la production de batteries électriques) dans le monde. Mais les trois usines métallurgiques de l’île font face à un déficit structurel et se rapprochent dangereusement du gouffre.