Croire en ses idées, même sans banque: l’Adie peut t’aider!

Beaucoup de personnes ont des idées pour créer un petit commerce ou rendre service à leur communauté. Mais parfois, elles ne peuvent pas demander un prêt à la banque. Soit parce qu’elles n’ont pas de fiche de paie, soit parce qu’elles vivent en tribu ou parce qu’elles n’ont pas assez d’argent de côté. C’est là que l’Adie (Association pour le Droit à l’Initiative Économique) peut les aider. L’Adie est une association qui donne des petits prêts à celles et ceux qui veulent se lancer, même sans revenus fixes. Elle propose aussi des conseils pour monter un projet, gérer un petit budget et réussir. Et pour aller encore plus loin, elle vient directement dans les tribus, avec un bureau mobile, pour rencontrer les habitants et leur expliquer tout cela simplement. Grâce à l’Adie, des femmes, des jeunes, des parents peuvent créer quelque chose d’utile et gagner un peu d’argent par eux-mêmes. C’est une manière d’avoir plus d’autonomie et de faire avancer sa communauté. Avec l’Adie, Marie Vaiadimoin lance ses projets pour Tendo Marie Vaiadimoin vit à Tendo, une tribu de la vallée de Hienghène. Elle est maman et présidente de l’Association des femmes de Tendo. Elle est connue pour son énergie et son envie de faire bouger les choses. Elle organise des fêtes, aide les femmes à vendre leurs produits, et maintenant, elle veut aller encore plus loin. Avec deux amies, elle a eu une idée : créer une navette entre sa tribu et le village. Cela permettrait aux habitants d’aller au marché, à l’école ou aux rendez-vous plus facilement. Pour cela, elles ont demandé un prêt à l’Adie. Au début, certaines personnes avaient peur, car emprunter de l’argent, c’est un engagement. Mais Marie a compris le fonctionnement. « « Au début, on a peur d’emprunter. Mais quand on nous explique bien, on voit que c’est possible.«  » Elle a pris le temps d’expliquer aux autres que ce genre de prêt est fait pour soutenir les petits projets, et qu’il est possible de réussir. Si Marie s’investit autant, c’est avant tout pour sa famille. Elle veut subvenir aux besoins de ses enfants, en particulier sa fille, aujourd’hui lycéenne, qui rêve de poursuivre ses études. Pour cela, Marie veut montrer que même en tribu, une femme peut porter un projet, créer un emploi, et ouvrir des portes. l’Adie, une chance pour ceux qui veulent se lancer L’Adie est une organisation très importante en Nouvelle-Calédonie. Elle aide les personnes qui n’ont pas accès aux banques à créer leur propre activité. Cela peut être vendre des produits, proposer un service, ou lancer un petit commerce. Même avec peu de moyens, l’Adie leur donne une chance de réussir. Le responsable de l’Adie en Nouvelle-Calédonie s’appelle Alexandre Rutecki. Il rappelle souvent que l’objectif de l’association est de soutenir les personnes motivées, même si elles vivent loin ou n’ont pas de diplôme. Pour lui, tout le monde peut devenir entrepreneur, si on a une bonne idée et qu’on est bien accompagné. Avec des femmes comme Marie Vaiadimoin, on voit que c’est possible. Grâce à son courage,  et le soutien de l’Adie, elle montre à tous que la réussite commence parfois par un simple pas… et beaucoup de volonté.           Vaiadimoin Monna-lysa 1erA  fait le 06/08/2025 au  Lycée Antoine Kéla

Bougival  : un accord clé pour la paix en Nouvelle-Calédonie

23 juillet 2025 par Monna Lisa Le 4 juillet 2025, un accord important a été signé à Bougival (une commune de Nouvelle-Calédonie). Cet accord vise à sortir de la crise politique et sociale qui secoue la Nouvelle-Calédonie depuis plusieurs années. Il a été signé entre l’État français, des responsables loyalistes (ceux qui veulent que la Nouvelle-Calédonie reste française) et indépendantistes (ceux qui veulent que le territoire devienne un pays indépendant). C’est un tournant majeur, surtout après les violentes émeutes du 4 mai dernier, qui ont commencé à Nouméa. Des commerces ont été brûlés, des routes bloquées, et des tensions ont éclaté entre jeunes, forces de l’ordre et manifestants. Depuis des décennies, la Nouvelle-Calédonie est divisée entre deux grands camps : les indépendantistes, souvent kanak (peuple autochtone), qui veulent quitter la France. Cette volonté vient d’une longue histoire de colonisation et d’injustices envers le peuple kanak. Ils estiment que leur culture et leur identité ne sont pas assez respectées. Les loyalistes, souvent d’origine européenne ou asiatique, veulent rester français. Ils ont peur de perdre leurs droits ou leur niveau de vie si la Nouvelle-Calédonie devient indépendante. Trois référendums ont eu lieu entre 2018 et 2021. À chaque fois, la majorité a voté contre l’indépendance. Mais le dernier, en 2021, a été boycotté par les indépendantistes, qui le trouvaient injuste. Cela a provoqué un blocage politique.. L’accord signé en juillet ne décide pas encore si la Nouvelle-Calédonie sera indépendante ou non. Mais il prépare une nouvelle étape. Une nouvelle Constitution calédonienne pourrait être proposée en 2026. Elle permettrait plus d’autonomie, c’est-à-dire que davantage de décisions seraient prises localement, par les institutions du territoire. Un référendum final est prévu en 2027 ou 2028. Les habitants devront alors choisir entre cette nouvelle autonomie ou l’indépendance complète. C’est un compromis, un accord entre deux idées opposées. Personne n’est totalement satisfait, mais tout le monde a accepté d’avancer. Les violences du 4  mai ont choqué tout le pays. Des jeunes, souvent désœuvrés (sans travail ou sans projet), ont exprimé leur colère. L’accord tente aussi de répondre à leurs difficultés, avec des aides et des projets pour les quartiers les plus touchés. Plusieurs leaders politiques ont dit que cet accord était aussi une main tendue (une volonté de réconciliation) vers la jeunesse. L’accord signé en juillet 2025 prévoit d’abord un changement dans la loi du pays en 2026. Ce changement doit donner plus de pouvoir à la Nouvelle-Calédonie, pour que les décisions soient prises ici, et pas seulement depuis la France. Ensuite, un vote important aura lieu en 2027 ou 2028. Les habitants choisiront s’ils veulent garder cette autonomie ou devenir un pays indépendant. L’accord parle aussi de la jeunesse : il propose des aides pour les jeunes et des projets pour améliorer la vie dans les quartiers touchés par les violences. Un groupe sera créé pour vérifier que tout ce qui a été promis est bien fait. Cela montre que chacun essaie d’avancer et de calmer les tensions, même si tout le monde n’est pas encore d’accord. L’accord de Bougival  marque une volonté de tourner la page des divisions et de construire un avenir commun.Mais rien n’est encore joué : tout dépendra du respect des engagements et de la capacité des différents camps à se faire confiance.